Marguérite Gnakadé, l’ancienne ministre des Armées et belle-sœur du président du conseil Faure Gnassingbé, ne regagnera pas son domicile de sitôt. Selon les informations collectées par la rédaction de TOUT AFRICA, elle a été inculpée vendredi 19 septembre 2025 pour incitation à la révolte ou au soulèvement contre les institutions ,trouble aggravé à l’ordre public et outrage à l’autorité ; soustraction de preuves et entrave au bon fonctionnement de la justice et diffusion de fausses nouvelles visant à perturber la discipline ou le moral des forces armées Placée sous mandat de dépôt, elle risque plusieurs années de détention..
L’artiste togolais Aamron, arrêté dans la journée du 19 septembre, a lui aussi été inculpé mais placé sous contrôle judiciaire. Il a rejoint sa famille le même jour. TOUT AFRICA reviendra en détail sur les faits qui lui sont reprochés. Jonathan Gnassingbé, le fils de Marguérite Gnakadé, est quant à lui libre de ses mouvements.
Pour rappel, l’ancienne ministre des Armées Marguérite Gnakadé avait été interpellée le 17 septembre 2025 à son domicile. Depuis plusieurs semaines, elle s’était illustrée par ses critiques acerbes contre la gouvernance de Faure Gnassingbé. Elle s’était également montrée favorable à son départ. Le 30 août, elle avait répondu à l’appel du Mouvement du 06 juin (M66) en participant à la marche de protestation organisée sur les trottoirs, interrompue par les forces de l’ordre et de sécurité.
Depuis le 06 juin, le Togo traverse une crise sociopolitique déclenchée par l’arrestation dans des conditions rocambolesques de l’artiste Aamron. Depuis, les activistes, pour la plupart issus de la diaspora, enchaînent les manifestations pour réclamer le départ de Faure Gnassingbé. De leur côté, les forces de l’ordre procèdent à des répressions et arrestations dénoncées par les organisations de défense des droits de l’homme. Selon certains responsables de la société civile, au moins sept personnes ont perdu la vie dans des circonstances troubles au cours de cette période. De nombreux cas de tortures et de traitements inhumains ont également été rapportés. Pour l’heure, aucune information ne filtre sur les enquêtes annoncées par le procureur de la République de Lomé.
