Le procès de Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet de l’ex-président gabonais Ali Bongo, a été reporté sine die par la Cour criminelle spéciale de Libreville le 18 juin 2024. Accusé de détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs, Laccruche Alihanga a nié ces accusations. Son état de santé s’étant gravement détérioré, il a été hospitalisé à Libreville avant d’être évacué en France le 15 juin.

Le président de la Cour a reconnu l’incapacité de Laccruche Alihanga à subir un interrogatoire, considérant cela comme une « raison grave permettant de différer » la suite du procès. Les magistrats ont dépêché des représentants à l’hôpital pour vérifier la gravité de son état de santé. Les médecins ont interdit tout interrogatoire en raison de la gravité de sa condition.

Lors de l’audience, le procureur a lu un rapport recommandant le renvoi de la procédure, alors que les avocats de l’État insistaient pour que le procès continue. Finalement, la cour a décidé de renvoyer sine die, rappelant que les débats ne peuvent être interrompus qu’en cas de raison grave, ce qui est confirmé par le procès-verbal sur l’état de santé de l’accusé.

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Maître Nzigou, l’avocat de Brice Laccruche, a exprimé une satisfaction partielle. Selon lui, cette décision était la seule option viable et elle enlève une pression sur son client. Toutefois, il estime que « ce procès n’aurait jamais dû commencer » et appelle à une solution définitive, notamment un abandon des charges ou une transaction pénale, compte tenu du long traitement nécessaire pour le cancer de son client.

Maître Nzigou a annoncé son intention d’écrire au ministre de la Justice pour explorer ces options, soulignant l’urgence de trouver une solution qui tienne compte de l’état de santé de Brice Laccruche Alihanga et des implications juridiques de cette affaire.