La récente grève des syndicats nigérians pour une augmentation substantielle du salaire minimum met en lumière les défis économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.


Les syndicats nigérians, notamment le Nigeria Labour Congress (NLC) et le Trade Union Congress (TUC), ont entamé une grève nationale pour exiger une augmentation du salaire minimum à 494 000 nairas (environ 330 dollars). Cette revendication fait suite à une crise du coût de la vie exacerbée par des réformes économiques, particulièrement la suppression des subventions aux carburants, qui ont entraîné une inflation galopante.
Le gouvernement nigérian, reconnaissant la nécessité d’augmenter les salaires, a souligné les contraintes budgétaires et économiques qu’une telle augmentation imposerait. Un salaire minimum aussi élevé multiplierait par 16 le coût actuel et exercerait une pression énorme sur le budget de l’État, les petites entreprises et les frais de scolarité.

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Après des négociations tendues et une grève illimitée qui a commencé dimanche dernier, le président Bola Tinubu a signé un accord avec les syndicats pour augmenter le salaire minimum national à plus de 60 000 nairas (environ 40 dollars). Les syndicats ont suspendu la grève pour une semaine afin de permettre la conclusion des négociations salariales.


Le président Tinubu a assuré que le gouvernement s’engage à mettre en œuvre un salaire minimum national supérieur à 60 000 nairas. Une commission tripartite se réunira quotidiennement pendant la semaine pour parvenir à un accord acceptable. De plus, le gouvernement a promis qu’aucun travailleur ne serait pénalisé pour avoir participé à la grève.