Le Cap-verdien Ricardo Claúdio Monteiro Gonçalves a été élu président de la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour un mandat de deux ans. Ce dernier succède au juge ghanéen Edward Amoako Asante, qui a dirigé la Cour pendant six ans. L’élection de M. Gonçalves, annoncée le lundi 14 octobre 2024, marque le début d’une nouvelle ère pour cette institution régionale, où il place son mandat sous les auspices de la « responsabilité » et du « dialogue ».
Dans son discours inaugural, le nouveau président a insisté sur l’importance de la mission confiée à la Cour, soulignant la nécessité de maintenir son indépendance, tout en garantissant son efficacité et son accessibilité pour les États membres et les citoyens de la Cédéao. Il a mis en avant la responsabilité de la Cour en matière de gestion financière et son engagement à promouvoir un dialogue constant avec les autres institutions régionales, les gouvernements et les sociétés civiles.
Outre le président Gonçalves, le Sierra-Léonais Sengu Mohamed Koroma a été élu vice-président, succédant à l’Ivoirien Gberi-bè Ouattara. Cette nouvelle équipe est prête à relever les défis actuels en matière de gouvernance démocratique, de droits humains et d’intégration économique dans la sous-région.
La Cour de justice de la Cédéao, créée en 1991 et basée à Abuja, Nigeria, est un pilier essentiel pour l’État de droit en Afrique de l’Ouest. Elle traite des litiges relatifs à l’application des textes communautaires et joue un rôle clé dans le renforcement de la justice et de la protection des droits humains. Ses décisions sont contraignantes pour les États membres, consolidant ainsi son rôle dans l’édification d’une région plus juste et équitable.
