Quelques jours après la tentative de coup d’État dans le pays, le président de transition du Niger, le général Abdourahamane Tiani, a procédé à un changement majeur au sein des forces armées. Il a remanié la hiérarchie de l’appareil militaire dans le pays. L’un des changements marquants est le limogeage du chef d’état-major des armées, le général Moussa Barmou. Il est remplacé par le général Mamane Sani Kiaou.
Le général Abdourahmane Abou Zataka prend les fonctions de chef d’état-major de l’armée de terre. Le remaniement concerne également les états-majors adjoints, avec la nomination du général Ismail K. Sidi Omar au poste de chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air et celle du général Ibrahim Abdourazak Ben en tant que chef d’état-major adjoint de l’armée de terre. Selon les informations, le général Mamane Sani Kiaou, nouveau chef d’état-major, fait partie en fait du cercle très fermé du président Abdourahamane Tiani. Il a dirigé les opérations de lutte contre les groupes armés dans la région de Diffa, dans le sud-est, et dans celle de Tillabéri, aux confins des frontières du Mali et du Burkina Faso, pays constituant avec le Niger la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Selon les informations, le général Mamane Sani Kiaou est également présenté comme l’un des artisans des négociations ayant débouché sur le départ des soldats français et américains du Niger.
Notons que ces changements majeurs interviennent quelques jours après la mutinerie au Niger. Dans la nuit du 28 au 29 août, certains soldats se sont rebellés en s’attaquant à plusieurs points stratégiques du pays, parmi lesquels la présidence.
