L’artiste togolais qui guérit par son art
Artiste danseur, percussionniste, chorégraphe, conteur et musicien, le Togolais Koku Ameada met son art au service des plus faibles de sa communauté. En France où il vit, le professeur de danse et de musique est régulièrement sollicité pour soulager des personnes vivant avec des douleurs physiques ou psychiatriques. Dans son pays natal, Koku Ameada a créé l’unique centre culturel proche de la belle ville touristique de Kpalimé.
Les différents rythmes tropicaux du Togo ont bercé Koku Ameada depuis sa tendre enfance. Très vite il maîtrise la percussion, la danse et plus tard, la manipulation de plusieurs autres instruments de musique traditionnels. Très impliqué dans les activités culturelles de sa ville d’adoption, Koku milite dans l’association Ombre du Baobab et travaille régulièrement avec des enfants de différentes écoles et structures. L’artiste aux multiples talents décide alors de partager son art avec des personnes souffrant aussi bien dans le corps que dans leurs esprits.
« En tant qu’artiste j’ai pensé rapidement à mes frères en difficulté (problèmes physiques et psychologiques) qu’avec l’art on peut les guérir, on peut les faire sortir de leur solitude, on peut les rendre utiles pour la société. Au départ ce n’était pas facile, mais avec les ateliers de percussion, de danse ,de musique et marionnette, nous avons eu beaucoup de résultats positifs. C’est un projet un projet que nous allons continuer sur de longue durée », explique-t-il au cours d’un entretien exclusif avec le site d’informations culturelle Cultureautogo.com.
Koku revient chaque année dans son pays d’origine, le Togo où il entend redonner vie aux activités culturelles. Avec son association Kekeli, il propose aux volontaires européennes qui viennent au Togo avec lui, des camps chantiers généralement meublés des soirées de réjouissance où on joue du djembé, de la musique entremêlée de contes. C’est ainsi qu’il eut l’idée en 2015 de créer un festival qui réunira chaque année sur une même scène différents artistes internationaux. Ce fut le début du Festival Afrik’arts .
« Chaque année on apporte un peu plus à notre festival AFRIK’ ARTS. Cette année le thème choisi est: la protection de l’environnement. Vous savez tous l’environnement est notre source de nourriture et d’eau portable, l’air est donc notre source d’oxygène. Préserver l’environnement est donc une question de survie pour nous tous y compris les générations futures » explique-t-il. Afrik’art 2019 se tiendra du 25 au 27 octobre au pied de la cascade de Kpivé Séva (non loin de la ville de Kpalimé).
Koku Ameada a de grandes ambitions pour les artistes togolais. Il met son centre culturel dénommé Kekeli à la disposition des artistes afin que ces derniers puisse trouver un espace d’expression pour leurs arts. « L’ idée à terme c’est de pouvoir accueillir les artistes en résidence, leur offrir un espace de répétition avec le matériel adapté, un espace d’exposition, des animations régulières pour les enfants et les adultes, des stages de danse pour les nationaux et pour les internationaux » confie-t-il.
