Le Togo vient d’inscrire une page majeure dans l’histoire de son agriculture. Le riz de Kovié, cultivé à une trentaine de kilomètres au nord de Lomé, a officiellement obtenu l’Indication Géographique Protégée (IGP), une première dans le pays. Ce label, attribué par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), reconnaît et protège l’origine ainsi que les qualités spécifiques de ce riz local.

Cette distinction représente bien plus qu’une simple reconnaissance administrative. Elle constitue un levier de valorisation du savoir-faire des producteurs de Kovié, tout en garantissant aux consommateurs un produit authentique, à l’abri des contrefaçons. Désormais, le riz de Kovié bénéficie d’une protection juridique renforcée sur l’ensemble du territoire des 17 États membres de l’OAPI.

L’Association pour la promotion et la protection de l’IGP du riz de Kovié (APIG-Riz de Kovié) salue cet aboutissement comme un jalon décisif pour la filière. Pour ses membres, cette avancée ouvre des perspectives nouvelles, notamment en matière de commercialisation et d’exportation. Elle permet aussi de mieux structurer la chaîne de valeur autour d’un produit typiquement togolais.

L’attribution de l’IGP au riz de Kovié s’inscrit dans une stratégie nationale ambitieuse, qui vise à faire du Togo un acteur régional de premier plan dans la production rizicole. À l’horizon 2030, le pays espère devenir un exportateur net de riz, fort de filières locales plus compétitives et mieux intégrées.

Avec cette reconnaissance, Kovié devient le symbole d’une agriculture togolaise tournée vers la qualité, l’innovation et la souveraineté alimentaire.