Le 17 octobre 2024, Sadou Nimaga, ancien secrétaire général du ministère des Mines et de la Géologie, a été enlevé en plein jour à Conakry. Ce rapt s’est déroulé dans la cour d’un grand hôtel, où quatre individus l’ont forcé à monter dans son propre véhicule, en compagnie de son chauffeur, devant plusieurs témoins impuissants.

Ce kidnapping s’inscrit dans une série inquiétante d’enlèvements en Guinée, où plusieurs personnalités ont déjà été victimes. Malgré la présence de caméras de surveillance dans l’hôtel, les ravisseurs ont agi à visage découvert, témoignant d’une audace qui défie les autorités locales. Me Mohamed Traoré, l’avocat de la famille, a exprimé son indignation, soulignant l’absence de crainte des ravisseurs quant aux conséquences de leur acte.

Si le chauffeur de Nimaga a été libéré sous conditions, Sadou Nimaga demeure introuvable, plongeant sa famille dans une angoisse croissante. Selon Me Traoré, aucune demande de rançon n’a été formulée, écartant ainsi l’hypothèse d’un acte purement crapuleux.

Cet enlèvement s’ajoute à une série de disparitions similaires, incluant des figures notables telles que Foniké Menguè et le colonel Célestin Bilivogui. Cette montée des kidnappings met en lumière les lacunes sécuritaires du pays et renforce le climat de peur au sein des élites guinéennes. Alors que l’opinion publique s’indigne face à cette vague de violence, les autorités peinent à répondre efficacement, laissant les familles des victimes dans l’incertitude totale.

L’enlèvement de Sadou Nimaga, quatrième personnalité enlevée en moins d’un an, interpelle sur l’urgence de rétablir la sécurité en Guinée et de protéger les citoyens contre cette escalade criminelle.