Après deux ans d’enquête, le président sud-africain Cyril Ramaphosa ne fera pas l’objet de poursuites judiciaires. Accusé de corruption et de blanchiment d’argent dans une affaire qui a éclaté en 2022, les procureurs ont finalement décidé de classer le dossier, faute de preuves suffisantes.
L’affaire remonte à 2020, lorsqu’un vol de quatre millions de dollars en espèces a eu lieu dans la ferme du président, située dans la province de Limpopo. Arthur Fraser, un ancien responsable des services de renseignement et opposant politique de Ramaphosa, avait déposé une plainte en l’accusant de ne pas avoir signalé ce vol aux autorités. Selon Fraser, l’argent aurait été dissimulé dans des meubles afin d’échapper à la législation sur les devises étrangères, et le président aurait tenté de récupérer les voleurs en les faisant kidnapper et soudoyer par ses services de sécurité.
Malgré ces accusations graves, la procureure de Limpopo a conclu que les preuves rassemblées ne permettaient pas d’envisager une condamnation raisonnable. Cette décision clôt une affaire qui a profondément entaché l’image de Cyril Ramaphosa, pourtant élu en juin dernier pour un nouveau mandat.
Présenté comme un champion de la lutte contre la corruption, Ramaphosa a vu sa réputation ébranlée par ce scandale. Même s’il a réussi à conserver sa place à la tête de l’Afrique du Sud, cette affaire continue de hanter son mandat, alimentant les critiques sur son engagement envers la transparence et l’intégrité dans la gestion des affaires publiques.
