L’avocat et candidat à la prochaine élection présidentielle camerounaise, Christian Ntimbane, a récemment adressé une lettre ouverte au directeur du cabinet civil de la présidence, Samuel Mvondo Ayolo, demandant des éclaircissements sur l’état de santé du président Paul Biya. Ntimbane exprime ses inquiétudes suite aux absences répétées de Biya lors d’événements internationaux majeurs, notamment l’Assemblée générale des Nations unies et le sommet de la francophonie en France, où sa présence était attendue.

Des rumeurs grandissantes

Cette absence de Paul Biya a alimenté des rumeurs persistantes sur les réseaux sociaux, laissant entendre que le président camerounais, âgé de 91 ans, serait hospitalisé en Suisse ou en France pour des raisons de santé graves. Cette situation a donné lieu à des spéculations et un débat croissant dans les médias, amplifié par l’absence de communication officielle des autorités camerounaises. Ntimbane appelle donc à plus de transparence afin de dissiper les spéculations.

Réactions et réponse de la présidence

Face à ces interrogations, des sources proches de la présidence ont tenté de rassurer l’opinion publique. Elles affirment que l’état de santé du président n’est pas préoccupant, expliquant que, compte tenu de son âge, il est normal qu’il ait besoin de repos. Ces mêmes sources rappellent que la constitution camerounaise stipule qu’une absence prolongée du président devient préoccupante seulement après 45 jours d’inactivité, une période qui n’a pas encore été atteinte.

Enjeux de transparence à l’approche des élections

Alors que le Cameroun se prépare pour une élection présidentielle cruciale, la question de la santé de Paul Biya soulève un enjeu plus large de transparence gouvernementale. Le manque d’informations officielles entretient un climat d’incertitude qui, selon certains observateurs, pourrait peser sur le paysage politique du pays. Tandis que certains exigent des réponses, d’autres jugent que ces inquiétudes sont exagérées et basées sur des rumeurs non fondées.