Le projet pétrolier nigérien, crucial pour les relations économiques entre le Niger et le Bénin, fait face à des perturbations majeures. La situation s’est aggravée avec la déconnexion du navire Elandra Eagle du terminal de Sèmè-Kpodji sans avoir pu charger les 146 000 tonnes de brut prévues. Ce deuxième échec de chargement intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays et de désaccords sur le pipeline.
Depuis le 19 mai, après un premier chargement réussi d’un million de barils, les opérations suivantes ont été marquées par des difficultés croissantes. Le différend entre les deux nations, concernant les modalités de chargement du pétrole provenant de l’oléoduc nigérien, a paralysé les activités. L’arrestation de cinq Nigériens accusés d’intrusion frauduleuse sur le site, avec de fausses identités, a exacerbé la situation.
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Le navire Elandra Eagle, de 277 mètres et battant pavillon des îles Marshall, est resté en attente dans les eaux béninoises sans recevoir une seule goutte de pétrole. Les responsables des trois partenaires – le Niger, le Bénin, et la société chinoise Wapco – n’ont pas réussi à superviser le chargement, entraînant la déconnexion du navire le 9 juin.
En réaction, les autorités nigériennes ont suspendu le pompage de pétrole brut pour garantir une gestion efficace des réserves. Cette décision vise à vider les réservoirs du terminal, mais elle ajoute une couche d’incertitude sur l’avenir des chargements.