Après plusieurs turbulences, le président français Emmanuel Macron s’apprête à effectuer une nouvelle tournée, cette fois-ci en Afrique de l’Ouest. Selon nos sources, plusieurs pays seraient concernés, notamment le Sénégal, le Nigeria, la Côte d’Ivoire et le Bénin. Cette tournée devrait avoir lieu, selon les mêmes sources, à la fin du mois d’octobre ou au début du mois de novembre 2026. Emmanuel Macron se rendrait d’abord au Sénégal, à l’occasion du début des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026, avant de poursuivre son déplacement au Bénin, sur invitation du président Romuald Wadagni.
L’objectif principal de cette tournée serait de renforcer la coopération entre la France et ces différents pays, dans un contexte marqué par de profonds bouleversements géopolitiques et par le recul de l’influence française sur le continent, particulièrement en Afrique de l’Ouest.
Les pays concernés occupent par ailleurs une place importante dans la nouvelle architecture sécuritaire française dans la région. En mars 2026, les chefs d’état-major du Bénin, de la Côte d’Ivoire et de la France se sont réunis à Cotonou afin de renforcer leur coopération face à la menace terroriste.
Notons que Ces dernières années, de profondes mutations ont considérablement affecté l’influence française en Afrique. Plusieurs pays, notamment ceux du Sahel, dénoncent depuis longtemps ce qu’ils qualifient de néocolonialisme français et revendiquent une plus grande souveraineté. Ils ont ainsi mis fin à la présence militaire française, dénoncé ou révisé plusieurs accords et engagé une nouvelle orientation diplomatique. De son côté, la France cherche à préserver son influence sur le continent. Des accusations portées par certains pays africains l’impliquent dans un soutien à des groupes armés terroristes dans le but de déstabiliser certains États. Cette visite de Macron pourrait egalement débouché sur le domaine securitaire.
Rappellons que Le récent coup de force au Niger, marqué par des attaques contre plusieurs points stratégiques du pays, a également alimenté les tensions et les accusations visant la France et certains de ses alliés africains, notamment le Bénin et la Côte d’Ivoire.
