L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) digère mal la nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers survenue le 10 septembre 2026. Le parti politique d’opposition invite le gouvernement à fournir les détails complets justifiant cette augmentation.  « L’ANC exige, à cet égard, la publication complète et détaillée des justificatifs de cette nouvelle augmentation, notamment les cours internationaux du pétrole, le coût réel de l’approvisionnement, la fiscalité, les taxes et prélèvements, les marges des différents intervenants et le mécanisme de formation des prix à la pompe », lit-on. TOUT AFRICA vous propose l’intégralité du communiqué de l’ANC.

COMMUNIQUE

Le gouvernement RPT/UNIR doit cesser de faire payer aux togolais le prix de son incapacité

Le gouvernement RPT/UNIR vient une nouvelle fois d’augmenter les prix des produits pétroliers à la pompe, pour compter du 11 septembre 2026, à peine trois mois après la précédente hausse, et à la veille de la rentrée scolaire du 14 septembre 2026.

Selon la nouvelle grille, le litre est désormais fixé à 817 FCFA pour le super sans plomb, 766 FCFA pour le gasoil, 1 056 FCFA pour le pétrole lampant et 896 FCFA pour le mélange à deux temps.

Le cumul des augmentations des 27 mai et 11 septembre 2026, atteint 20% pour le super sans plomb, 10% pour le gasoil, 62,5% pour le pétrole lampant et 17% pour le mélange à deux temps.

Ces hausses frappent directement les déplacements, les activités économiques, les coûts de production et le pouvoir d’achat des ménages. Elles interviennent surtout au moment où les familles doivent déjà faire face aux lourdes dépenses de la rentrée scolaire: fournitures, uniformes, frais de scolarité, transport et autres charges.

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) dénonce et rejette fermement la nouvelle augmentation, qu’elle considère comme socialement insoutenable et inacceptable.

Le carburant étant un produit transversal, toute hausse de son prix se répercute sur les tarifs de transport, les denrées alimentaires, les produits de première nécessité et les services. Conducteurs de taxi-moto, chauffeurs, commerçants, artisans, agriculteurs, salariés, fonctionnaires, étudiants et ménages en subissent directement les conséquences.

Le gouvernement ne fait aucun effort pour mettre en œuvre des réponses durables à la crise du pouvoir d’achat. Il opte pour la facilité en faisant supporter par les citoyens, le poids de ses propres dérives économiques et financières, qui rendent inopérants les mécanismes de stabilisation ou de soutien des prix des produits.

L’ANC exige, à cet égard, la publication complète et détaillée des justificatifs de cette nouvelle augmentation, notamment les cours internationaux du pétrole, le coût réel de l’approvisionnement, la fiscalité, les taxes et prélèvements, les marges des différents intervenants et le mécanisme de formation des prix à la pompe.

L’ANC refuse que les difficultés économiques et la souffrance sociale des populations servent d’écran pour détourner leur attention des questions essentielles relatives à la légitimité, à la démocratie, à l’État de droit et au respect des engagements internationaux du Togo.

Voilà pourquoi, en réitérant son exigence d’une réponse politique et institutionnelle claire aux conclusions de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO concernant la réforme constitutionnelle de 2024, l’ANC demande au gouvernement:

le rappel pur et simple de la nouvelle grille des prix des produits pétroliers et la publication complète de la structure des prix à la pompe;

l’adoption de mesures urgentes pour atténuer l’impact de la flambée des prix, en particulier sur la vie des populations vulnérables;

l’ouverture d’un véritable débat national sur la vie chère, la fiscalité, les politiques sociales et les choix économiques du pays.

L’ANC appelle les Togolaises et les Togolais à demeurer vigilants et mobilisés mais lucides.

Les revendications légitimes pour obtenir des mesures durables contre la vie chère ne doivent pas détourner l’attention de manière à renoncer aux questions fondamentales qui déterminent l’avenir démocratique et institutionnel du pays.

Fait à Lomé, le 14 septembre 2026