Le 20 octobre 2024, Bougane Gueye, président du mouvement Gueum Sa Bopp, a été interpellé lors d’un incident controversé alors qu’il se dirigeait vers Bakel pour soutenir les populations sinistrées. L’arrestation a été effectuée par un peloton de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI), suscitant des inquiétudes quant aux méthodes de répression employées contre l’opposition.
Les circonstances de cette arrestation, marquée par une violente altercation, rappellent les tensions passées entre les forces de l’ordre et les opposants politiques au Sénégal. Alors que Gueye et sa délégation se rapprochaient de Bakel, une barrière gendarmerie a été établie pour empêcher leur progression. Un gendarme a expliqué que la présence du président Bassirou Diomaye Faye dans la région justifiait cette restriction pour des raisons de sécurité.
Face à cette situation, Bougane Gueye a proposé de continuer à pied, mais sa demande a été refusée. La tension est montée, et l’opposant a été embarqué de force par les gendarmes, laissant des témoins déconcertés par la violence de l’intervention. « C’est ça le Sénégal de Sonko ! », a-t-il crié, dénonçant une situation qu’il juge intolérable.
Dans un communiqué, les autorités de la gendarmerie ont justifié l’interpellation en affirmant que Gueye avait refusé de se conformer aux ordres et avait tenté de passer le barrage en force. Pour stopper son convoi, un peloton de l’ESI a été dépêché au niveau du pont de Tourime, à 12 km de Bondji. Cette arrestation a provoqué des réactions au sein du mouvement Gueum Sa Bopp, qui réclame la libération immédiate de leur leader.
Il convient de rappeler que cette arrestation intervient quelques jours après que Bougane Gueye a été brièvement placé en garde à vue pour des accusations de diffamation et de diffusion de fausses nouvelles.
