Le samedi 24 août 2024, trois diplomates français ont été agressés à Kinshasa, un incident qui a suscité une réaction rapide des autorités de la République démocratique du Congo (RDC). Cet événement s’est déroulé sur un site relevant de la représentation diplomatique française, lors d’une intrusion par plusieurs individus, dont des policiers congolais. Le diplomate ciblé, un conseiller de coopération et d’action culturelle, a été séquestré pendant trois heures et frappé, tandis que deux autres diplomates ont été bousculés sans subir de blessures graves.

Le ministère de la Justice de la RDC a immédiatement réagi en publiant un communiqué lundi 26 août, déplorant l’incident et confirmant l’arrestation de plusieurs auteurs impliqués, y compris des membres de la police et du parquet. Cet acte a été qualifié de « forfaiture » par les autorités congolaises.

L’ambassadeur de France en RDC, Bruno Aubert, a rencontré le président Félix Tshisekedi pour discuter de cet incident. Lors de cette rencontre, les deux parties ont exprimé leurs regrets quant à l’agression, qu’ils ont liée à un conflit foncier sur le site diplomatique français. Ce terrain, objet du litige, est sous la propriété française depuis 1972, selon une décision de la justice congolaise rendue en 2023 en faveur de la France.

La ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Wagner Kayikwamba, a également exprimé son profond regret suite à cet événement, rappelant que cela constitue une violation des conventions internationales. Des mesures correctives ont été prises pour éviter la répétition de tels incidents, selon Bruno Aubert, à la suite de son entretien avec la cheffe de la diplomatie congolaise..