Depuis quelques mois, le Burkina Faso, le Niger et le Mali, dirigés par des régimes militaires, ont quitté la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour créer leur propre organisation, l‘Alliance des États du Sahel (AES). Cette nouvelle institution est ouverte à tous les pays africains souhaitant y adhérer, selon les juntes militaires de Ouagadougou, Niamey et Bamako.

Récemment, le président de la Guinée-Équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a exprimé sa solidarité avec la vision souverainiste de l’AES. Lors d’une audience avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré, Teodoro Obiang Nguema a déclaré comprendre et soutenir la lutte des juntes militaires de l’AES. Il a également exprimé sa solidarité avec le Burkina Faso dans sa lutte contre le terrorisme, qui sévit actuellement dans le pays.

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Bien que Teodoro Obiang Nguema n’ait pas explicitement annoncé l’adhésion de la Guinée-Équatoriale à l’AES, son soutien verbal et sa volonté de renforcer les liens bilatéraux avec le Burkina Faso indiquent une possible convergence d’intérêts. Le président équato-guinéen, connu pour son hostilité envers les puissances impérialistes, pourrait voir dans l’AES une opportunité de s’affirmer sur la scène africaine tout en renforçant les partenariats avec d’autres nations partageant des visions similaires.

La Guinée-Équatoriale et le Burkina Faso entretiennent déjà des liens d’amitié solides, Malabo abritant une importante communauté burkinabè active dans le pays. Ces relations pourraient se renforcer encore davantage si la Guinée-Équatoriale décidait de rejoindre l’AES.