Stellio Gilles Robert Capo Chichi, mieux connu sous le nom de Kemi Seba, a pris la parole après sa remise en liberté en France, où il avait été arrêté et placé en garde à vue pour espionnage. L’activiste panafricaniste avait été interpellé le lundi 14 octobre 2024 à Paris, en compagnie de son bras droit, Hery Djehuty, et soupçonné « d’intelligence avec une puissance étrangère pour des actes d’hostilité envers la France ».
Libéré le mercredi 16 octobre 2024, Kemi Seba a profité de l’occasion pour réaffirmer son engagement en faveur de l’émancipation des peuples africains. Il a dénoncé le système néocolonial qui, selon lui, continue d’asphyxier l’Afrique et la diaspora noire à travers le monde. « Ceux qui veulent nous éteindre devront encore attendre », a déclaré l’activiste, soulignant sa détermination à mener à bien sa lutte contre les forces qu’il accuse de maintenir l’Afrique sous domination.
Dans un message fort, Kemi Seba a réaffirmé que son combat ne vise pas un pays en particulier, mais un « système d’oppression ». Il s’est également adressé à ceux qu’il considère comme des « Noirs colonisés », réitérant que la peur ne faisait pas partie de ses convictions.
Accusé depuis des années par les autorités françaises de saper les intérêts de la France en Afrique, Kemi Seba a promis de s’expliquer davantage sur cette affaire dans les prochains jours. Déchu de sa nationalité française, il continue de critiquer ouvertement les relations entre la France et ses anciennes colonies africaines, prônant une rupture totale avec le néocolonialisme.
Cette libération marque un nouvel épisode dans le parcours controversé de Kemi Seba, qui reste une figure influente pour de nombreux militants panafricanistes et opposants aux politiques occidentales en Afrique.
