Le 10 octobre 2024, le gouvernement nigérien a pris une décision significative en annonçant la déchéance provisoire de la nationalité de neuf personnalités. Cette mesure, validée par un décret du Général Abdourahamane Tiani, Président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, s’inscrit dans le cadre d’une politique de sécurité renforcée, mise en place suite au coup d’État du 26 juillet 2023.

Selon le communiqué du Secrétariat général du Gouvernement, cette action repose sur l’ordonnance n° 2024-43, qui a établi un fichier des personnes, groupes ou entités impliqués dans des actes de terrorisme et d’autres infractions menaçant la sécurité publique et les intérêts fondamentaux de la nation. Cette ordonnance a été récemment modifiée pour élargir son champ d’application.

Les personnalités concernées, originaires de différentes régions du Niger, dont Niamey et Agadez, sont accusées de plusieurs infractions graves. Parmi celles-ci figurent « l’intelligence avec une puissance étrangère » et le « complot contre l’autorité de l’État ». Le gouvernement les soupçonne également d’avoir diffusé des informations troublant l’ordre public et de mener des activités pouvant perturber la sécurité nationale.

Cette décision intervient à un moment critique pour le Niger, confronté à des défis sécuritaires importants et à des tensions diplomatiques croissantes avec certains pays. Depuis le coup d’État militaire, le climat politique est particulièrement tendu, et cette action vise à renforcer le contrôle de l’État face à des menaces internes et externes.

Ainsi, la déchéance de nationalité de ces personnalités témoigne de la volonté des autorités de Niamey de prendre des mesures radicales pour assurer la sécurité et la stabilité du pays dans un contexte de crise.