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Burkina Faso : La France délivre à nouveau les visas

Burkina Faso : La France délivre à nouveau les visas
A man enters the damaged French Embassy in Ouagadougou, on October 3, 2022. - Burkina Faso's junta leader agreed to step down on Sunday, religious and community leaders said, two days after army officers announced his ouster in a coup that sparked internal unrest and international condemnation. Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba "himself offered his resignation in order to avoid confrontations with serious human and material consequences", the religious and community leaders said in a statement. (Photo by OLYMPIA DE MAISMONT / AFP)

Au Burkina Faso, la délivrance de visas pour les voyageurs désireux de se rendre en France a repris progressivement. L’annonce est faite par l’ambassade de France au Burkina Faso. L’ambassade a a précisé que compte tenu de la situation sécuritaire, les visas ne seront délivrés qu’a un nombre restreint. Cette décision de la France concerne surtout les étudiants en médecine qui cherchent des formations médicales spécialisées en France.

En septembre 2023, CAPAGO, l’organisme chargé de la délivrance des visas français au Burkina Faso, avait annoncé la suspension de ses opérations pour des raisons de sécurité. Cette mesure affectait également les pays voisins du Sahel, notamment le Mali et le Niger. Le Quai d’Orsay a ordonné également la suspension de toute collaboration avec les artistes de ces trois pays. Ces décisions interviennent dans un contexte de divergences politiques et géopolitiques entre la France et ces nations africaine qui luttent pour leur autodétermination réelle.

 « Les artistes, les chercheurs, étudiants, les intellectuels sont évidemment les bienvenus en France. Nous avions dû suspendre pour des raisons sécuritaires notre délivrance de visas dans un certain nombre de pays du fait des menaces qui pèsent sur nos emprises diplomatiques et donc dans ce cadre-là, nous faisons le maximum pour permettre aux étudiants de venir en France malgré ces conditions sécuritaires très dégradées », avait indiqué Anne-Claire Legendre, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.