Du 17 au 31 octobre 2026, la 7ᵉ édition du Festival International Afrik’arts mettra à l’honneur les rythmes, danses et traditions du Togo à travers quatre localités. De l’Agbadja du sud au Kamou de la région de la Kara, le festival entend contribuer à la transmission et à la valorisation d’un patrimoine culturel vivant, en réunissant artistes, détenteurs de savoirs et publics autour de la danse, de la musique et des pratiques traditionnelles. Des artistes et stagiaires venus de France participeront également à cette immersion, faisant du patrimoine togolais un espace de découverte, de création et de rencontre.
Les associations Kekeli Togo et L’Ombre du Baobab annoncent la tenue de la 7ᵉ édition du Festival International Afrik’arts, du 17 au 31 octobre 2026, à Pagouda, Kpimé Séva, Kpalimé et Lomé. Cette nouvelle édition place au cœur de sa programmation la valorisation des rythmes, danses et expressions culturelles traditionnelles togolaises. À travers des stages, des rencontres, une résidence artistique et des spectacles, Afrik’arts souhaite contribuer à faire vivre ces patrimoines et à favoriser leur transmission aux nouvelles générations.
Des rythmes traditionnels au cœur de la programmation
L’édition 2026 accordera une place particulière à deux expressions majeures du patrimoine chorégraphique togolais : Agbadja, largement pratiqué dans le sud du pays, et Kamou, danse traditionnelle emblématique de la région de la Kara. Le stage international de danse et de percussions africaines réunira notamment plus d’une vingtaine de participants venus de France, aux côtés d’artistes et de percussionnistes togolais.
À Pagouda, les participants seront invités à découvrir Kamou à travers des rencontres avec des personnes ressources. L’objectif est d’aller au-delà de l’apprentissage des mouvements et des rythmes pour mieux comprendre leur signification, leur contexte culturel, leurs pratiques et leurs modes de transmission. Cette démarche entend replacer les danses et musiques traditionnelles dans leur environnement culturel et social, tout en favorisant leur appropriation par de nouveaux publics.
Pour Koku Améada, directeur du Festival International Afrik’arts, la transmission constitue l’un des enjeux majeurs de cette édition :
« Afrik’arts est avant tout une rencontre. Une rencontre entre les artistes et les publics, entre les générations, entre les territoires et entre les cultures. Pour cette 7ᵉ édition, nous souhaitons aller encore plus loin dans la transmission, la formation et la valorisation des artistes et des patrimoines culturels africains. »
À travers cette orientation, le festival entend mettre en lumière la richesse et la diversité des expressions culturelles togolaises, tout en créant des occasions de transmission entre détenteurs de savoirs, artistes, jeunes générations et publics internationaux.
Kpimé Séva et Kpalimé, scènes de la création artistique
La programmation se poursuivra à Kpimé Séva avec un grand spectacle de sortie de résidence réunissant artistes togolais et internationaux. À Kpalimé, un grand concert prévu le 24 octobre viendra renforcer la programmation culturelle du festival et contribuer à l’animation artistique de la ville.
Ces rendez-vous permettront de mettre en dialogue les expressions traditionnelles et les formes contemporaines de création, tout en offrant aux artistes togolais une plateforme de visibilité et de rencontre avec différents publics.
Former pour mieux transmettre
Afrik’arts 2026 accordera également une place importante à la formation et à la professionnalisation des acteurs culturels. Plusieurs sessions porteront notamment sur la communication autour des projets culturels, la rédaction de projets, l’harmonie de la musique togolaise, le toplining et l’ingénierie du son. Cette dimension vise à renforcer les compétences des artistes et acteurs culturels et à leur donner davantage d’outils pour développer et structurer leurs projets. À travers cette 7ᵉ édition, Afrik’arts affirme ainsi son ambition de contribuer à la sauvegarde et à la transmission des rythmes, danses et savoir-faire traditionnels togolais, tout en leur offrant un espace de création et de visibilité à l’échelle nationale et internationale.
