L’Érythrée a décidé de réagir. Après la fermeture de l’ambassade d’Éthiopie à Asmara et l’expulsion de dix diplomates érythréens, le ministère érythréen des Affaires étrangères affirme n’avoir « d’autre choix » que d’appliquer des mesures de réciprocité. Cette nouvelle crise intervient après des accusations d’Addis-Abeba. L’Éthiopie reproche à plusieurs pays, dont l’Érythrée, de soutenir une alliance d’opposition dirigée par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Ce mouvement affronte les troupes fidèles au gouvernement fédéral depuis une semaine. Asmara rejette ces accusations.
Les deux voisins de la Corne de l’Afrique ont déjà été en guerre de 1998 à 2000 autour d’un différend territorial. Un accord de paix signé en 2018 avait permis une reprise des relations. Mais les tensions sont réapparues ces dernières années sur des questions sécuritaires et régionales. La fermeture de l’ambassade marque un nouveau palier dans leur brouille.
